A/ L’étymologie et les définitions : De l’italien « groppo » ou « gruppo » (1668), le terme est porteur d’une signification en tension. Du sens premier « nœud », « assemblage », nous pouvons entendre, d’une part, ce qui réunit, relie entre plusieurs éléments et, d’autre part ce qui retient, qui emprisonne. Ce qui relie et/ou ce qui immobilise met en jeu la nature des rapports entre les parties d’un ensemble selon que ces rapports seront directs ou indirects. » Alain Aymard : Vocabulaire de Psychosociologie édition ERES. On va nommer « groupe », un ensemble de personnes orienté vers un but commun. « C’est dans l’interdépendance qu’un groupe se forge. Cette interdépendance implique une triple détermination, fonctionnelle, normative et imaginaire. » D. Oberlé Sciences Humaines N° 94 D’après Anzieu et Martin (1968), on distingue 5 grandes catégories de groupes. Le test sociométrique permet de mettre en évidence : Pour Kurt Lewin, un tout est autre chose que la somme de ses éléments, et c’est la manière dont ces éléments s’agencent et se structurent entre eux, et non leurs caractéristiques intrinsèques, qui le caractérise… Les principaux éléments du groupe sont les membres mais pas seulement. Il y a les buts du groupe, ses valeurs, ses normes, ses modalités de commandement, les statuts et les rôles des participants. Enfin, la manière dont ces différents éléments sont perçus par les participants, les représentations qu’ils en forgent, font aussi partie des différents éléments interdépendants dans un groupe, de sorte que si l’un d’eux vient à varier, les autres varieront aussi. Dominique Oberlé Sciences humaines n°94. Il est à rajouter que Lewin met au point la méthode des cas utilisant la réunion discussion en petits groupes afin d’apprendre à résoudre ensemble des problèmes pouvant apparaître dans l’entreprise. Pour comprendre la dynamique d’un groupe, il faut donc une attention spéciale portée à la situation globale dans laquelle le groupe se trouve (le contexte). Une distinction est faite entre groupe primaire et groupe secondaire, même s’ils sont très interdépendants. Il existe des liens et une dynamique permanente entre les processus primaires et secondaires, et des possibilités de reproduction et de déplacement, dans le groupe secondaire, de mécanismes appartenant au groupe primaire (Jean -Claude Rouchy Revue Connexion n°55). Dans toute activité collective, on peut observer un véritable enchevêtrement des dimensions imaginaires et techniques . (D. Oberlé Sciences Humaines n°94) Voir aussi → Wikipedia Les premiers travaux sur la question sont dus à Bales (1950) qui répartit les fonctions en 12 catégories. Selon Bales, il existe dans un groupe deux types de leadership distribués entre tous les membres du groupe. Tous sont susceptibles de prendre 3 types de rôles. Certains rôles sont centrés sur la tâche à réaliser.D’autres sont centrés sur le processus (la dimension socio-affective du groupe, le maintien de la cohésion, la stimulation, le soutien…) Exemple de grille d’analyse des phénomènes de groupe, inspirée de Bales « Des réunions efficaces », R. Massio, Chroniques Sociales Attitudes centrées sur les personnes et les processus Cohésion des personnes Soutient, encourage, aide autrui Attaque, se défend s’oppose Tensions intérieures Détend, plaisante, se montre content Manifeste de la tension, accroît la tension Compréhension Porte des jugements de réalité Porte des jugements de valeur Attitudes centrées sur la tâche Problèmes de production Part des faits Émet des opinions Problèmes d’orientation Propose des informations, clarifie Demande des informations Problèmes de décisions Propose des solutions Ne fait pas de propositions NOMS DES PARTICIPANTS La question de l’efficacité du groupe comparée à l’efficacité d’un individu : les recherches visant à attribuer une supériorité au groupe sont pour certaines contestables. En fait, la supériorité ou l’infériorité du groupe sur l’individu dépend essentiellement des conditions dans lesquelles les groupes sont placés. Parmi ces conditions, le type de tâche réalisée par le groupe est un facteur déterminant. Par exemple, les tâches qui comportent un nombre fini de solutions (résolution de problème) favorisent l’émergence de structures centralisées, alors que les tâches qui comportent un nombre infini de solutions (créativité) favorisent une répartition homogène de la participation des membres du groupe. De plus, tout groupe est de plus menacé par l’effet Janis, dit de « pensée groupale » ou « pensée moutonnière ». Celle-ci tendrait à se constituer lorsqu’un groupe vise à établir un consensus sur la solution la plus acceptable pour sauvegarder la cohésion du groupe et éviter les discussions susceptibles d’être sources de conflits. (Exemple de la destruction de la flotte américaine à Pearl Harbor). Il arrive que l’on doive se ranger parfois, à son corps défendant, à l’avis d’un groupe. Cette adhésion concerne aussi bien les pensées, les opinions que les conduites et recouvre deux phénomènes différents : la normalisation et le conformisme. La normalisation renvoie à des situations assez floues, dans la mesure où les normes vont progressivement être créées par tâtonnements successifs et influence mutuelle. Le conformisme, lui, concerne des situations où une norme existe déjà, soutenue par la majorité du groupe. C’est ainsi qu’un individu peut être amené à modifier ses opinions ou ses comportements pour les mettre en accord avec ceux prônés par la majorité. Trois raisons peuvent expliquer un comportement conformiste : On peut toutefois se retrouver à agir comme minoritaire actif, en résistant à l’influence majoritaire, en opposant une alternative. Un conflit productif a pour effets de : Par contre, le conflit est destructif lorsqu’il émerge dans un climat de compétition ; les activités des membres du groupe s’organisent alors selon les dimensions du gain ou de la perte et tendent à rompre le développement du processus groupal. Dans ce cas, le but de chaque membre est de défaire l’opposant pour préserver son propre pouvoir et plus spécialement pour gagner. Les stratégies de résolution des conflits d’après Myers et Myers sont : Quand quelqu’un parle, la tendance la plus spontanée est d’intervenir immédiatement dans son discours. L’intervention est encore plus rapide et plus forte si ce qu’il dit choque surprend ou gêne. Ces réactions immédiates, justement parce que trop rapides, constituent autant d’obstacles à une bonne écoute, et donc à la compréhension. Quels sont les obstacles habituels ? On réagit le plus souvent pour Quelle attitude adopter alors ? (Notes à partir de Myers et Myers) les fonctions de tâche les fonctions de maintenance (comportements qui aident à construire et à renforcer le groupe comme unité de travail): les comportements dysfonctionnels (attitudes ou gestes de certains membres qui n’aident pas le groupe et qui peuvent même nuire sérieusement à son travail et ses objectifs) : D’après MacGregor La grille de MacGregor peut donner lieu une fiche d’observation des groupes : → Groupe efficace
B/ Les différentes catégories de groupe
C/ L’apport de Freud, Moreno, Mayo et Kurt Lewin
Analyse des flux de communication dans les groupes grâce à la grille de Bales
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Etc.
Prise de décision et efficacité
L’influence du groupe
Les conflits
Les habiletés interpersonnelles qui facilitent l’échange : l’écoute
Fonction de tâche, fonction de processus
Les caractéristiques d’un groupe efficace :
Dynamique de groupe
Communication de groupe
Décision et efficacité


