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Identités

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Les sciences sociales sont passées de la notion d’image sociale, en passant par la représentation sociale, à celle d’identité. Celle-ci est un processus jamais terminé car il continue jusqu’à la mort, en ce sens c’est la quête de tous et de toujours. Selon C. Lévi-Strauss (1977), l’identité personnelle est un « foyer virtuel » qui n’existe pas (comme objet réalisé), mais auquel on croit et qu’on a besoin de dire (comme sujet) pour vivre et agir avec les autres.
Les stratégies identitaires constituent « une mosaïque personnelle et sociale », au sens où les deux dimensions sont imbriquées. La famille est le premier lieu d’apprentissage des identifications et de l’appropriation des identités multiples. La construction identitaire est un processus dynamique qui peut être traversé par des ruptures et des crises entraînant des modifications sensibles de la conscience de soi.
A la suite de P. Tap, 1997, on repère six composantes dans la construction et la dynamique identitaire :

  • La continuité : ou sentiment de rester le même au fil du temps,
  • L’unité ou cohérence du moi, vue par moi mais aussi par les autres
  • L’unicité, ou sentiment de se percevoir comme unique
  • La diversité : coexistence de plusieurs personnages en une seule personne
  • La réalisation de soi par l’action : situations de projet ou de formation
  • L’estime de soi (vision positive de soi)

La construction identitaire s’élabore en fonction du temps et de la position du groupe dans l’espace social de référence (social, professionnel…) dans la mesure où les institutions se transforment désormais à des rythmes rapides, la dynamique identitaire résulte d’un incessant processus d’ajustement des identités antérieures et intérieures aux nouvelles formes identitaires qui sont offertes.
Enjeu éducatif

Dans la construction des identités se joue la dialectique autre / soi, extérieur / intérieur. Autrefois, l’identité était assignée une fois pour toute. De nos jours, les individus, aussi bien que les groupes, sont contraints par les circonstances qui changent de redéfinir eux-mêmes leur identité. Ce sont les trajectoires plus que les positions qui définissent les identités. L’identité procède d’une logique séparative et classificatoire. Or, précisément, catégoriser pour rendre compte d’une dynamique est insuffisant. Les identités sont complexes.