[ PAGES NOUVELLES ou ACTUALISÉES]


Administration
Se connecter
Se déconnecter

Pays de Loire

[EPL Saint Herblain] [ EPL Angers Le Fresne] [EPL Montreuil Bellay] [EPL Château Gontier] [EPL Laval] [EPL Brette les Pins] [EPL Le Mans] [EPL Fontenay le Comte] [EPLLa Roche sur Yon] [EPL Luçon Pétré] Contacts
Thierry CUSSONNEAU, animateur du réseau régional art’ur
5 Rue de la Syonnière, 44800 Saint-Herblain Cedex02 40 94 99 30
Site du réseau régional
DRAAF / SRFD
Jean-Marie Fouilleul
Chargé régional mission culture
5, rue Françoise Giroud
CS 67516 – 44275 Nantes cedex 2
Tel : 02 72 74 72 16

Textes de cadrage de l’action régionale

  • Les éléments du PREA qui concernent l’action régionale (en cours)
  • Convention régionale DRAC/DRAAF: Février 2001
  • Signature d’une nouvelle convention Drac-Draaf :
    Réunies le 10 juin 2011 à l’Abbaye de Fontevraud, la DRAAF (direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt) et la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) renouvelaient leur partenariat dans le champ de l’éducation artistique et culturelle avec la signature d’une nouvelle convention en présence de la préfecture des Pays de la Loire et de M.Kawa-Topor, directeur du centre culturel de l’ouest de Fontevraud.

Extraits:→ du Préambule« L’éducation artistique et culturelle concourt à la formation intellectuelle et sensible des jeunes. Levier principal de la démocratisation culturelle, elle joue en outre un rôle essentiel en faveur de la diversité des cultures et des formes artistiques et participe à l’aménagement culturel du territoire.»

→ de l’Art.2.«Les enseignants d’ESC, organisés en réseau régional (art’ur- réseau régional d’action culturelle des établissements agricoles publics de la Région des Pays de la Loire) sont les principaux interlocuteurs de la mise en place des projets liés à l’application de la présente convention.Depuis 2001, art’ur œuvre à explorer les liens que les établissements et les jeunes peuvent tisser avec leur territoire par la création artistique. Les mediums utilisés ont été multiples et parfois protéiformes: danse, conte, arts plastiques, création sonore.»

Pour en savoir plus: Les orientations de la convention 2011-2013: ici

Archives / Actions en Pays de Loire

Pour retrouver l’ensemble des projets conduits les années précédentes : actions 2008/2009, actions 2009/2010, actions 2010/2011

Art’ur

2013-2014

Projet arts sonores : conception et orchestration d’instruments
Classe de Terminale production horticole
LEGTA Le Fresne – Angers / Réseau art’ur
Intervenant : Toma Gouband
Enseignante : Amandine Strbac, éducation socioculturelle

Soutiens financiers: région Pays de la Loire (PRADT)  et Drac

photo1 bis photo2

La notion « d’arts sonores » est très récente, elle n’a pas vraiment de définition officielle. Il est possible de définir les arts sonores comme côtoyant et se faisant rencontrer les arts-plastiques et la musique. Luigi Russolo (Manifeste Futuriste, L’art des Bruits, 1913) peut être identifié comme l’un des précurseurs d’une volonté de rendre la musique contemporaine. Il revient donc à la source de la musique, celle qui lui confère son existence ; le son.
Avant de s’attaquer à la création, nous avons abordé les phénomènes sonores naturels puis électriques. Ensuite, les élèves ont été confrontés à des oeuvres sonores telles que celles de Luigi Russolo, Pierre Schaeffer, Alvin Lucier, Eliane Radigue ou très récemment le collectif Art of Failure.

L’intervention de Toma Gouband leur a permis de concilier expérience artistique individuelle et collective, mise en pratique d’une sensibilisation préalable par l ‘écoute et découverte d’une pratique contemporaine singulière par l’invitation d’un artiste professionnel.
Toma Gouband exprime son travail ainsi : « j’utilise les sonorités des cailloux récoltés là et là et tente de jouer un tissu de rythmes entrecroisés, multi-vitesses, chants indépendants avec, en trame fertilisante vers des naissances de formes, les nombres et leurs relations disposés circulairement. Le cercle est multisens et, selon le point de vue ainsi que les point d’attractions extérieurs-intérieurs, devient ligne, triangle, carré, étoile, visage. Les nombres, en tant que symboles de quantités et proportions de périodes-vitesses superposées sont une inspiration forte, une aspiration à jouer, à trouver l’énergie sous-levante, la continuité, la transe. » (cf : http://www.par4chemins.com/)

La semaine du projet artistique s’est déroulée en deux sessions, par groupe.
Ils ont, tout d’abord, récolté ça et là des matériaux :  pierre (le site en est riche avec la filière aménagements paysagers),  bois flotté, bambou, métal, plastique etc. Certains sont restés dans la confection de percussions, d’autres d’instruments à cordes et à vent. Ces instruments sont devenus des objets à part entière et l’un d’eux a créé un dispositif manuel d’activation de sonorités. En somme, ils ne se sont pas fixés de limites et ils ont dépassé nos attentes.

Valorisation durant la Semaine du Son
Le concert a eu lieu au Centre Jean Vilar (La Roseraie, Angers) programmé durant la Semaine du Son.
Toma Gouband a joué la première partie, les instruments des élèves partageaient la scène avec ceux de Toma. Il a, ensuite, invité les élèves à venir sur scène et il les a orchestrés suivant des principes rythmiques qu’ils ont mis en place lors de la semaine du projet artistique. La thématique commune se rapportait à l’univers de la forêt et du cycle d’une journée. Ce moment s’est avéré d’autant plus important pour eux qu’au terme du concert, le public est venu sur scène partager avec eux leur expérience et apprécier la qualité visuelle et sonore de leurs instruments.
Lien d’écoute du concert : https://soundcloud.com/amandine-portelli/concert-centre-jean-vilar-semaine-du-son-angers

2012-2013

Partenariat du réseau art’ur avec l’Abbaye de Fontevraud

Cette signature à Fontevraud prend tout son sens avec le partenariat qui s’engage entre l’Abbaye de Fontevraud et art’ur, le réseau d’action culturelle des établissements agricoles publics des Pays de la Loire, autour du thème « Rêve de cité ou les territoires de l’utopie ».
Les enseignants du réseau art’ur réunis sur place les 8,9 et 10 juin ont posé les jalons de cette future thématique qui sera conduite sur les deux années à venir.

Pour en savoir plus

le Projet culturel art’ur 2011-2013

Comment travailler le rapport à l’imaginaire dans la cité ?

Bilan de dix ans de fonctionnement du réseau Art’ur

et le site de l’Abbaye de Fontevraud:

http://www.abbayedefontevraud.com/v3/

le bulletin interactif du réseau art’ur

 


Lieu d’exposition

> Salle Gaston Chaissac / Lycée agricole Bel Air/ Fontenay le Comte/ Danièle ROUX, animatrice du réseau régional d’action culturelle, art’ur

Historique Cette salle a été inaugurée en 2000 avec une exposition d’œuvres de Gaston Chaissac, en relation avec le musée des Sables d’Olonne et avec sa fille, Annie Chaissac, installée en Vendée. Cinq expositions (d’un ou deux mois) sont proposées sur l’année scolaire. Des artistes comme J.Dominioni, peintre, M.Rimbaud sculpteur, ou Slimane Ould Mohand, plasticien, ont été accueillis et ont apprécié cette salle pour l’espace proposé et la relation avec les jeunes.

Objectifs Cette salle accueille des artistes professionnels dont le travail fait écho aux thèmes de l’année. L’un des objectifs est la rencontre directe entre les artistes, les élèves et les œuvres; les élèves se voient notamment confier le rôle de commissaire d’exposition. Cette salle ouvre aussi l’établissement sur le territoire; les expositions sont accessibles au tout public et sont inscrites dans les programmes communs de la Ville et de la Région.

Les artistes Il s’agit essentiellement d’artistes qui vivent dans la région. Dernièrement, dans le cadre du réseau régional art’ur, un partenariat s’est mis en place avec le FRAC des Pays de la Loire permettant l’accueil des œuvres de Chimène Denneulin, photographe plasticienne.

Fonctionnement La mitoyenneté avec le CDI permet une surveillance constante, une grande amplitude d’ouverture et un accompagnement du public dans la découverte des œuvres. L’enseignante responsable assure le contact avec les artistes et la médiation avec les classes. L’équipe du CDI et l’administration l’accompagnent dans ses missions. Un budget spécifique est accordé à cette salle. Liens: www.sillage.educagri.fr (pages action culturelle). Contact: daniele.roux@educagri.fr

ACTIONS / PASSIONS

Art’ur : Rêve de cité, ou les territoires de l’utopie

 

 

Introduction d’Emmanuel Devineau

Tous les 2 ans, le collectif art’ur définit une thématique de travail et se rapproche d’un partenaire culturel fortement implanté dans le territoire. Pour 2011-2013, art’ur questionne la cité et l’utopie. Comment mieux vivre ensemble ? Comment nos jeunes se projettent vers un avenir, et quel avenir ? La thématique a été construite pour coller à la programmation du Centre culturel de l’ouest de Fontevraud, le partenaire culturel.

Un premier stage GRAF à l’abbaye de Fontevraud a permis de mieux cerner les contours de cette thématique, les enjeux. FRAC et artistes nous ont offerts une ouverture du regard. Un second en novembre 2011 a été un temps pour poser les projets. Enfin, un troisième, en juin 2012, sera l’occasion pour le collectif d’une rencontre avec la matière artistique même au cours d’un workshop avec Hervé Lelardoux de la Cie Théâtre de l’Arpenteur, Rennes. Immersion dans le site de Fontevraud.

Le travail d’Hervé s’articule autour des Villes invisibles d’Italo Calvino : l’imaginaire dans la ville. C’est Hervé qui sera en quelque sorte le ‘directeur artistique’ du projet régional, le garant de la cohérence d’ensemble pour l’année 2012-2013.

Pour l’heure, des résidences ont déjà eu lieu, autour du cinéma d’animation, de la photographie et des arts plastiques (détournement d’objets). Le retentissement sur le territoire est fort (exposition régionale, concours…).

Enfin, pour affirmer la dimension intégrative de la thématique dans notre travail d’éducation socioculturelle et d’animation, la rencontre des responsables associatifs régionaux, organisée par art’ur tous les 2 ans, se fera cette année le 21 mars à Fontenay le Comte. Des tables rondes sont proposées aux jeunes, avec des intervenants responsables associatifs, autour de la thématique générale ‘association et engagement’. Un artiste est convoqué pour scénographier une « vraie fausse » manifestation des jeunes qui devront pour l’occasion fabriquer une banderole avec une revendication utopique, et saisir une image de l’événement.

Un rassemblement de l’ensemble des jeunes ayant participé aux ateliers est organisé le 17 avril 2013, à Fontevraud. art’ur travaille à la création d’un DVD retraçant cette expérience régionale. Conjointement, le collectif va très prochainement rencontrer le théâtre Athenor, scène nomade Nantes-Saint Nazaire, futur partenaire pour le projet 2013-2015. Mais c’est une autre histoire…ou disons, un autre chapitre…

http://www.abbayedefontevraud.com/

http://www.les-arpenteurs.com/

http://www.athenor.com/

Partenariat commun à tous les projets : DRAC, Conseil Régional des Pays de la Loire, Centre Culturel de l’ouest de Fontevraud, DRAAF-SRFD des Pays de Loire, Etablissements du réseau art’ur

 

 

« Rêve ton monde »

Accueil des élèves à Fontevraud

 

Au lycée agricole de Luçon-Pétré, l’épanouissement culturel des élèves passe par la mise en place de projets pédagogiques conjoint à une programmation de l’association des élèves en lien avec la thématique fédératrice « Rêve de cité ou les territoires de l’utopie » du réseau art’ur. Les mots clefs pour cette année sont migration – nomadisme – voyage – rêve – culture et art .

Profiter d’un événement sportif, du voyage des fruits et légumes ou de la rencontre d’un couple de voyageurs, de la sortie d’un film, le tout pour découvrir le monde et susciter des interrogations !

Pour les élèves de la classe de 3ème, tout a commencé avec le suivi du mondial de rugby permettant une approche géographique des pays participants, un travail sur les stéréotypes et la découverte du « voyage » de certains fruits et légumes…

Ensuite, un couple de voyageurs, Annie et Stéphane Marais, qui a décidé de tout vendre pour faire le tour du monde avec leurs 3 enfants durant 4 ans, 80 pays visités au travers des 5 continents… est venu présenté leur périple.

Puis, les élèves ont assisté à la projection du film « La source des femmes » de Radu Mihaileanu avec Leïla Bekhti où les femmes rêvent d’avoir l’eau au village…

Ainsi les jeunes ont pu réfléchir sur les différents points de vue du rêve et la notion d’engagement.

Par la suite, le temps était venu pour ces élèves nouvellement arrivés de découvrir une cité bien particulière qu’est celle de Fontevraud, non seulement pour la connaissance historique, architecturale mais aussi pour l’évolution particulière du lieu. Une abbaye devenue pénitencier puis centre culturel de l’ouest… ça ne laisse pas indifférent ! D’autre part, apprendre à vivre ensemble durant 48 heures dans un univers bien différent chargé de règles d’enfermement, ça ne peut que déclencher de nombreuses observations et interrogations ! Mais pourquoi, comment… peut-on vivre ici ?

Et dans le même temps, ils ont pu faire leur première approche d’art contemporain avec la découverte du belvédère de Vincent Lamouroux, les planches de Taniguchi Jirô et participer modestement à un petit film d’animation sur le thème de la marche.

Dernière découverte, il s’agit du cycle du Cinéma Japonais au Carré Amelot de La Rochelle où ils ont pu assister à la projection d’un film en V.O., « Kids return » et rencontrer Koji Onaka, photographe japonais qui exposait à cette occasion.

Pendant ce temps, l’association des élèves travaillent sur la même thématique et en particulier « la lutte contre les discriminations » :

Cloître et belvédère de Vincent Lamouroux

– l’atelier photo est en train de faire un travail commun de prises de vues avec les membres de l’ESAT (Établissement Spécialisé d’Aide par le Travail) de Ste Gemme la Plaine avec pour objectif la lutte contre les discriminations. Le travail artistique animé par Jean-Paul SENEZ, auteur photographe, est le prétexte pour que les personnes valides et non valides se rencontrent. Et ça marche ! Tous s’entraident pour savoir comment s’y prendre.

– l’atelier théâtre d’impro planche sur le thème des discriminations et, avec l’atelier lecture, une participation à l’action « Le Printemps des poètes » est en préparation avec les résidents de la Maison de Retraite. Ensemble, ils ont rédigés de petits textes à caractère poétique, sur le thème de l’année « Enfances » …, qu’ils vont déclamer le 14 mars. Là aussi, chacun apporte sa petite pierre à l’édifice en échangeant sur des méthodes d’apprentissage du temps ancien et actuel.

– le calendrier des animations de l’association est toujours mixte ! C’est-à-dire que les membres du Bureau de l’association proposent une sortie loisir avec le plus souvent en amont une découverte d’un lieu ou d’une exposition culturels, exemple : Museum d’histoire naturelle / bowling à La Rochelle ou Musée d’Art Moderne / bowling à Cholet… Petit à petit, les élèves ne s’étonnent même plus de devoir aller voir quelque chose avant l’activité de loisir…

+d’infos : violaine.jourdain@educagri.fr

Partenariat local : les villes de Ste Gemme la Plaine, Luçon et Marans

 

 

« Ville invisible »

« rigolade »

La classe de terminale Gestion des Milieux Naturels et Faunistique du lycée Nature du Mans a travaillé dans le cadre du 3ème objectif du MG1,«Pratiquer une approche concrète du fait artistique», la thématique initiée par le réseau art’ur «rêve de cité, les territoires de l’utopie». Tour à tour étudiée en français et en éducation socio-culturelle, elle s’est appuyée sur le livre d’Italo Calvino «Villes invisibles» et sur le travail d’Hervé Lelardoux autour de Rennes, ville invisible; ainsi le lycée a été le siège de la réflexion autour du lycée…invisible.

L’abbaye de Fontevraud a ensuite accueilli dans ses murs le projet et les élèves pendant 2 jours, pour créer un film d’animation accompagné du réalisateur Samuel Yal. Pour voir le film, ICI.

Ce projet artistique a été une expérience inoubliable pour les élèves de part le site ( l’Abbaye de Fontevraud), l’apprentissage des techniques d’animation, du processus de création et le vivre ensemble.

Partenariat local : Abbaye de Fontevraud-Centre Culturel de l’Ouest, le lycée Nature de la Roche sur Yon et l’ALESA du lycée Nature.

+d’infos : celine.buret@educagri.fr

« détente »

La frontière entre rural et urbain : deux projets autour de l’utopie

 

« Rêve de Cité ou les territoires de l’utopie » est la thématique 2011-2013 choisie par Art’ur, réseau d’action culturelle des établissements agricoles publics, en partenariat avec l’Abbaye de Fontevraud (49), Cité Idéale ®.

Comment travailler le rapport à l’imaginaire dans la Cité ? Cette question renvoie au vivre ensemble sur un territoire donné. Qu’est-ce qui nous relie? Quel est notre socle commun, quelle mémoire collective, quel inconscient collectif ?

La Cité sera considérée comme le territoire de l’imaginaire. La mémoire envisagée ici est une mémoire en mouvement, une mémoire active, qui s’inscrit dans le présent. Comme le dit Hervé Lelardoux , « la mémoire ne restitue pas le passé, elle nous constitue dans le présent. C’est notre rapport subjectif à l’instant présent qui nous permet de vivre ensemble ».
Ville/campagne, urbain/rural : vers de nouvelles utopies ?

Les couples Ville/campagne, urbain/rural fonctionnent comme deux pôles, deux identités, deux aimants qui s’attirent et qui s’opposent, qui s’opposent et qui s’attirent…

Ces deux catégories sont toujours très prégnantes dans les discours, les analyses, les réflexions, les rêveries… Dans un monde de plus en plus complexe, métissé, mobile, mondialisé, « urbanisé », cette distinction existe toujours… Pourquoi ?

Il semble que ces deux pôles constituent comme deux référents (pôles) de l’imaginaire, deux catégories structurantes… Ces deux catégories renvoient à des couples très forts :

Urbain = modernité, artificiel, vitesse, densité

Rural = tradition, naturel, lenteur, espace

Ces deux notions renvoient à notre façon d’être, mais aussi à notre rapport à l’espace, au temps, à l’Autre… Cette opposition nous définit, nous structure, nous bouscule, nous questionne. Elle nous nourrit… Quelle dose « d’urbain », quelle dose de « rural » allons-nous mettre dans nos vies ?

« Pour urbaniser les villes, il faut aménager les campagnes », Le Corbusier

La frontière, la limite, entre l’urbain et le rural ?

A partir de cette proposition régionale, nous avons axé notre réflexion sur le thème de la frontière urbain-rural. Cette frontière existe-t-elle ? Quel est l’objet de cette frontière ? Quelle est sa nature ? Dans le cadre des cours, elle a été envisagée de différents points de vue (espace, temps, social, sociétal, imaginaire…) et à différentes échelles (du local au mondial/global).

Un de nos partenaires culturels nous a signalé la présence d’un acteur qui pouvait parfaitement s’inscrire dans notre réflexion ; Piacé Le Radieux, association installée à 30kms du Mans travaille depuis quelques années sur les traces d’un projet architectural de Le Corbusier et Norbert Bézard (paysan et artiste local) :

« la Ferme radieuse et le Village coopératif », une proposition utopique résolument moderne de la vie à la campagne (confort-hygiène) avec une approche techniciste de l’agriculture.

C’est par l’intermédiaire de cette association que nous avons rencontré Stéphane Vigny, artiste plasticien .

 

« Blanc et Noir »

Autre utopie, la Cité Idéale de Fontevraud

Se fondant sur l’identité originelle du lieu – une cité monastique, cité pénitentiaire puis cité contemporaine– la Cité Idéale de Fontevraud se propose de remettre le monument dans le «mouvement de l’histoire » une confrontation permanente avec la société contemporaine et ses enjeux.

Aujourd’hui, le projet culturel, nourri de cette histoire atypique, consiste à dépasser la simple logique d’un monument historique à contempler pour faire de ce lieu une « cité à vivre », un lieu laboratoire où l’on met en jeu et en question le « vivre ensemble aujourd’hui ».

Fontevraud, partenaire du réseau régional nous a proposé un atelier artistique in situ avec l’artiste Samuel Yal , sculpteur et réalisateur en cinéma d’animation.

 

Détournement d’objets avec Stéphane Vigny: « Brouette-caddie »

Deux projets artistiques en parallèle

Les élèves des deux classes de Terminale Bac pro avaient l’opportunité de choisir entre deux propositions de démarche créative : deux artistes, deux arts, deux lieux.

Le projet avec Stéphane Vigny s’est déroulé dans l’établissement La Germinière. Sa démarche de détournement d’objets a suscité un intérêt immédiat de 27 élèves, venus de deux formations différentes : histoire de commencer à dépasser les frontières.

29 autres élèves se sont rendus à Fontevraud. Samuel Yal leur a présenté sa technique d’expression. Dans un premier temps les

« Le Nid tricolore « , œuvre présentée au lycée La Germinière

élèves ont été un peu déroutés par cette entrée un peu plus conceptuelle au démarrage, que peut être le cinéma d’animation.

Un vernissage peut en cacher d’autres

Une présentation des créations, courts-métrages et installations, ont remporté un vif succès avec des retombées inattendues. L’artiste Stéphane Vigny a proposé, lors de la Quinzaine d’art contemporain à Piacé en juin prochain, de reproduire à une échelle encore plus importante, la Dame de Paille et d’exposer deux autres œuvres.

Le gérant de la superette de la commune expose actuellement une des œuvres : la Brouette Urbaine. La commune de Rouillon se propose de créer un parcours des installations plastiques.

Le 13 mars dernier, l’un film d’animation a fait l’avant-première d’un film de fiction aux Cinéastes du Mans (cinéma d’art et essai). Le 23 mai prochain, les courts-métrages des élèves seront présentés dans le cadre d’une journée sur le cinéma d’animation intitulée «Entrée dans les coulisses de la création », à Fontevraud.

L’aventure artistique continue, ces jeunes en sont ravis !

 

Véronique Aubin, Benoît Le Meur, professeurs-animateurs en éducation socioculturelle

veronique.aubin@educagri.fr – benoit.lemeur@educagri.fr – Tel : 06 61 82 27 40

Etablissement La Germinière – 72 700 Rouillon

↑ La Dame de paille

 

 

Gilles Clément au lycée Jules Rieffel de Nantes St Herblain, Thierry Cussonneau, ESC au lycée J.Rieffel, Nantes St

Gilles Clément et le lycée Rieffel font depuis déjà plusieurs années un bout de chemin ensemble. Présente sur les terres du lycée, évolution d’un système bocager agricole abandonné depuis de nombreuses années, une friche offrait un espace à saisir pour créer un jardin dans le sillage du jardinier-écrivain. Ce fut chose faite au début des années 2004 à l’initiative des responsables de la filière aménagement paysager, un jardin en mouvement est mis en place. Dès le début Gilles Clément y apporte son aide et le parraine. Au plan pédagogique, depuis sa création, chaque promotion de BTSA Aménagement Paysager intervient et gère ce jardin dans le respect des principes de la bio-diversité et du développement durable. Puis les étudiants le transmettent à la promotion suivante…
Le 8 octobre 2009, Gilles Clément était à nouveau au lycée pour une conférence sur « Le rôle du Jardin en mouvement dans la gestion des espaces publics urbains » et une séance sur le terrain avec les étudiants de BTS 1ère et 2ème année Aménagement Paysager. Ce fut pour lui l’occasion de rappeler les principes qu’il a d’abord mis en pensée et en pratique chez lui dans son propre jardin de Creuse puis dans les nombreux jardins qu’il a créés en France et dans le monde (le Parc André Citroën Paris – Parc Henri Matisse Lille, Jardin du Tiers Paysage sur le toit de la Base sous marine de Saint-Nazaire Estuaire 2009 Nantes…).

Le jardin en mouvement, le jardin planétaire, le tiers paysage, tous ces principes Gilles Clément les diffuse depuis maintenant de nombreuses années soucieux de sensibiliser les professionnels des jardins, les futurs aménageurs paysagers, mais aussi les particuliers pour lesquels la prise en compte de la bio-diversité fait encore souvent défaut dans les pratiques de jardinage…

Enfin la participation récente de Gilles Clément à Estuaire 2009, biennale d’art contemporain de Nantes St Nazaire avec le jardin du Tiers paysage sur le toit de la base sous-marine et la publication de « Dans la Vallée » en partenariat Gilles Tiberghien rappellent le rôle essentiel de l’art dans la perception voire la révélation des paysages et dans leur devenir.

 

Territoires Sonores projet 2009-2011 du réseau art’ur, Pays de la Loire ■

Casiers sons / Lycée Nature-La Roche sur Yon

Prévention auditive et créations sonores se côtoient pour un projet rassemblant 11 établissements agricoles et des artistes créateurs de sons.

Participation à la Semaine du Son (janvier 2011) , au festival Sonor, LU scène nationale de Nantes (mars 2011), diffusion dans le cadre de l’exposition  » les jeunes s’exposent au conseil régional des Pays de la Loire en avril 2011..

Avec le soutien de la Draaf, de la Drac , du conseil régional des pays de la Loire de la radio jet FM