[ PAGES NOUVELLES ou ACTUALISÉES]


Administration
Se connecter
Se déconnecter

Champagne-Ardenne

 

[EPL Charleville Mézières][EPL Rethel][EPL Crogny][EPL Saint Pouange][EPL Avize][EPL Châlons en Champagne][EPL Chaumont][EPL Fayl Billot] « Champ’art » Contacts :
CLERC Marie-Luce
animatrice réseau régional
EPL AVIZE – 51190 AVIZE
marie-luce.clerc@educagri.fr – DRAAF-SRFD
complexe agricole  – route de Suippes – 51037 CHALONS EN CHAMPAGNE

Textes de cadrage de l’action régionale

  • Les éléments du PREA qui concernent l’action régionale (en cours)
  • Convention régionale DRAC/DRAAF : novembre 2000
  • Convention DRAC/Conseil régional/DRAAF: en cours d’élaboration

Archives / Actions en Champagne-Ardenne

Pour retrouver l’ensemble des projets conduits les années précédentes : actions 2008/2009, actions 2009/2010, actions 2010/2011

champ’art

Le réseau Champ’art, déjà 15 ans

Fabienne MONTARON, professeur d’ESC et animatrice du réseau Champ’art

 

 

Un peu d’histoire, un peu de géo sur le Rézo

 

 

 

 

 

Etablissements publics

Etablissements privés

 

 

 

 

 

 

Le 17 juillet 1990, Jack LANG et Henri NALLET signent la convention « Culture – Agriculture » par laquelle les deux ministères engagent un processus de développement culturel pour et avec le monde rural. Les établissements d’enseignement agricole y ont  clairement un rôle à jouer, lesquels sont déjà au travail dans ce domaine. Une nouvelle dynamique peut se mettre en route, appuyée par une volonté politique.

En Champagne-Ardenne, les 8 lycées agricoles publics proposent depuis longtemps diverses pratiques culturelles aux élèves ; les associations sportives et culturelles s’impliquent fortement et remplissent une mission d’animation rurale.

L’année 1991 voit la naissance du réseau Théâtre, avec son premier festival en mai. Il rassemble cinq lycées. Les élèves valorisent, le temps d’un stage et avec le soutien d’un comédien professionnel, tout le travail réalisé dans les clubs Théâtre des établissements.

Puis sont mises en place des actions culturelles qui rayonnent sur l’ensemble de la région Champagne-Ardenne. On peut citer  les Rencontres Cinématographiques en Milieu Rural, ou le réseau Diffusion de Spectacles, avec des partenariats professionnels et institutionnels.

Le champ des arts plastiques est investi en 1993, avec la venue d’une première artiste plasticienne dans un établissement. La problématique « paysage et création contemporaine » donne lieu à diverses expériences artistiques dans les lycées ; les enjeux sont de taille : les professions qu’exercent les élèves à l’issue de leur parcours de formation dans l’enseignement agricole, sont très largement liées au paysage et à l’environnement.

S’affiche alors la volonté que « le domaine culturel puisse irriguer et enrichir le travail pédagogique mené auprès des futurs agriculteurs, éleveurs, forestiers, horticulteurs… » (propos d’un proviseur).

En 1994, c’est cet élan, reconnu par l’institution, qui permet la mise en place d’un mi-temps de coordinateur, financé par le SRFD, puis  la création de la section culturelle du CRIPT baptisée Champ’art. Depuis 1994, la mission d’animateur du réseau Champ’art est assurée pour trois ans par un enseignant titulaire en éducation socioculturelle.

Alors qu’existe au plan national la convention Culture – Agriculture, c’est en 1996 que sa déclinaison régionale est réfléchie, rédigée et signée. Elle est actualisée tous les trois ans. Elle donne un cadre de travail, une dynamique, des objectifs, et permet aux établissements d’explorer de nouveaux champs culturels avec les élèves.

Cette structuration du réseau  génère une nouvelle dynamique : les 8 établissements publics, ainsi que 2 établissements privés, s’engagent dans des projets culturels qui touchent aux domaines des arts plastiques, de la musique, du conte, de l’écriture, des arts du cirque, du théâtre.

Les actions mises en œuvre, essentiellement sous la forme de jumelage et de résidence de médiation artistique, sont des dispositifs privilégiés et ambitieux qui impliquent l’ensemble des élèves d’un même établissement. Aujourd’hui, le réseau Champ’art est réellement ancré dans le tissu régional; il  représente un partenaire identifié et reconnu par les institutions et les structures culturelles de Champagne-Ardenne.

► Qui compose le réseau ?

Les enseignants d’ESC sont les principaux acteurs du réseau. Champ’art accueille également des enseignants de français, d’histoire et géographie, d’EPS, tous engagés dans des actions culturelles et désireux de partager des expériences et des pratiques à l’occasion des réunions, des rencontres régionales et des manifestations culturelles diverses.

Qui travaille avec le réseau ?

La vitalité du réseau est bien sûr liée au soutien financier de l’Etat et du Conseil Régional dans ses choix pour les jeunes de notre région.

La DRAC Champagne-Ardenne, partenaire historique, soutient financièrement  le réseau depuis sa création et l’accompagne grâce au travail de ses conseillers. Le Conseil Régional affirme sa volonté de démocratiser l’offre culturelle champardenaise en proposant et en finançant des dispositifs d’actions culturelles.

Les partenariats  avec les structures culturelles telles que le FRAC Champagne Ardenne, l’artothèque de l’ORCCA, le Centre d’Art Contemporain Passages, le festival des Arts de la rue « Furies » et le Théâtre des Routes, les scènes conventionnées, sont une richesse chaque année renouvelée dans une conception collective des projets.

 

Jardins secrets, G.Gateau, intervenant F.Montaron enseignante

Lycée agricole de St Pouange, 2005

 

 

 

 

 

 

Le rézo aime…

Tous les artistes, plasticiens, musiciens, comédiens, circassiens, conteurs qui viennent à sa rencontre apporter un regard différent sur le monde.

Ses partenaires, SRFD, DRAC, Conseil régional qui ne sont pas que financeurs mais aussi forces de proposition.

Les yeux ronds des élèves devant une œuvre.

Ceux des adultes aussi.

 

le réseau Champ’Art:

http://www.champardea.fr/

Lieu d’exposition

 

> lieu d’exposition/ lycée agricole Charles Baltet/ St Pouange /Christophe Pinel, enseignant d’ESC

Ce lieu d’exposition au sein du lycée existe depuis juin 2008, il a pour but de faciliter l’accès à la création contemporaine de la communauté éducative. Chaque exposition est vue par une centaine d’élèves, de la 4è au BTSA. Cette année une résidence de médiation est mise en œuvre avec l’artiste Nicolas Boulard. Il collabore activement à la programmation du lieu:

Juin 2008, Bonneville,vidéo, B.Broisat, Frac

Novembre 2008, sélection d’oeuvres du Frac

Janvier 2009, sélection d’oeuvres, Artothèque éphémère, ORCCA

Objectif 2009/2010: élaborer un projet culturel d’établissement qui regroupe la résidence de médiation, la programmation et des ateliers du regard (sorties extérieures). Cela permettrait de renforcer la position du projet au sein de l’EPL et sur son territoire. Des partenaires soutiennent déjà cette initiative: la Drac Champagne-Ardenne, le centre d’art contemporain Passages, le Frac et l’ORCCA -office culturel-conseil régional de Champagne-Ardenne, et la Draaf-Service régional de la formation.

Visites des expositions aux classes de primaires sur rendez-vous. Plus d’infos: christophe.pinel@educagri.fr

Actions / Passions

Quatre résidences de médiation artistique sont mises en place cette année. L’objectif est  d’établir un contact approfondi  entre les artistes et les élèves, et plus largement la communauté éducative des lycées.

théâtre, avec les compagnies En attendant… et Solentiname en résidence à Fayl-Billot et à Sainte Maure

art contemporain, avec l’accueil de la plasticienne Jeanne Susplugas à l’EPL de l’Aube

patrimoine artistique et musical au lycée de Rethel  avec les artistes de l’ensemble Faenza, du plasticien JM. Hannecart et d’un artiste circassien.

Ces résidences, d’un semestre ou plus, prévoient différentes approches:

– des ateliers de pratique et de sensibilisation

– des séquences en cours sur des sujets comme: l’artiste au sein de la collectivité, l’œuvre et son public.

– des rencontres autour d’expositions sur sites ou dans les structures partenaires

– des rencontres informelles entre l’artiste,  les élèves, les membres de la collectivité

– des ateliers du regard : sortie dans les structures culturelles partenaires.

Cette dernière action est reconduite cette année encore par le lycée de Somme-Vesle.

Le  jumelage entre la Comédie de Reims (CDN) et l’établissement, permet à l’ensemble des classes de découvrir le théâtre par des d’ateliers de pratique, des déplacements aux spectacles et des rencontres avec les équipes artistiques.

 

 

Convivialité, A.Bazin, intervenant, F.Montaron enseignante

Lycée agricole de St Pouange, 2008

 

 

 

 

Rencontres régionales Mai 2010 Reflets/Réflexions.

► présenter le résultat du travail artistique et culturel conduit toute l’année par les élèves des établissements du réseau Champ’art,  les enseignants à l’initiative de ces projets et les artistes impliqués.

► analyser et réfléchir à ces pratiques, aux enjeux de l’éducation artistique des adolescents

► tisser une dynamique d’animation et de développement des territoires par le renforcement des liens avec les partenaires locaux: associatifs, culturels, institutionnels, collectivités locales.

___________________________________________________________________________________

Horizons, L’EPL de Sainte-Maure ■

 

 

ZOOM

– une résidence pluridisciplinaire :

•du théâtre avec les classe de 1ère, 2nde Pro et 4ème

•le souffle, la voix, l’expression orale avec les BTS1

•les maths autrement avec la classe de 3ème

•littérature avec le spectacle en création «les Fables» en classe de français de 2nde GT

•philosophie avec une intervention de la compagnie sur le thème de l’Art /Tale S

•la voix, le chant pour les enseignants

• 120 H de médiation sur l’année

• + la création de deux spectacles pour la compagnie grâce à une installation dans l’espace culturel de proximité

voir le lien

http://www.solentiname.fr/

+ d’infos, réseau Champ’art

fabienne.montaron@educagri.fr

avec le soutien de Champ’art, la Drac, le Conseil régional et la DRAAF-SRFD Champagne-Ardenne

Le Lycée agricole privé de Sainte-Maure dans l’Aube participe activement aux actions du réseau Champ’art depuis de nombreuses années. Pour donner une nouvelle dimension aux projets financés par la DRAC et la région Champagne-Ardenne la forme de la résidence a été décidée pour 2009-2010: résidence artistique pluridisciplinaire de la compagnie Solentiname au lycée agricole de Saint Maure sur le thème de la diversité.

La compagnie Solentiname est une coopérative d’arts vivants regroupant quatre associés : une administratrice, deux comédiens/metteur en scène et une chanteuse. D’autres artistes issus du spectacle vivant ( musiciens, danseurs, …) mais aussi de l’art contemporain (peinture, photographie…) travaillent ponctuellement au sein de la SCOP et sont susceptibles d’intervenir dans l’établissement.

La résidence a débuté le 24 septembre 2009 par un spectacle mis en scène et joué par Luc Lémonon «Johan Padan à la découverte des Amériques» d’après un texte riche et vivant écrit par Dario FO. En deux séances, tous les élèves de l’établissement et leurs professeurs ont été entrainés dans une fantastique aventure de conquêtes, de tempêtes. Comme des explorateurs, ils ont parcouru le nouveau monde guidés par Johan Padan, personnage drôle au caractère bouillonnant. Le spectacle a reçu un excellent accueil d’un public de quelques 400 élèves de 14 ans à plus de 20 ans, ainsi que des professeurs qui ont témoigné avoir été eux-mêmes surpris s’être laissé transporté ainsi dans l’univers de Johan Padan.

Luc Lémonon est ensuite intervenu en classe de 1ère STAV sur le thème: A la rencontre de l’autre le Frère différent. En prenant appui sur les grandes migrations de l’humanité, et au travers d’expériences théâtrales et ludiques, les élèves ont expérimenté l’acte du déracinement…

Le travail spécifique autour du théâtre-forum avec les élèves de 2nde Pro a commencé par une séance collective de présentation et d’échange entre les membres de la compagnie et les jeunes. Augustin Bécard et Luc Lémonon interviennent dans le cadre des cours d’éducation socioculturelle d’Anne Thévenin et de Chrystelle Garnier-Jolain auprès ded eux classes d’une trentaine d’élèves. La thématique de réflexion de cette médiation est «Nos peurs».

Au sein de ces échanges les élèves sont confrontés à la pratique de jeux et d’exercices théâtraux les familiarisant avec le travail corporel, l’utilisation de la voix, l’improvisation, l’écriture et la répétition de mini scénario écrits par eux.

Les deux comédiens metteurs en scène interviennent également chacun dans le cadre des cours d’ESC de Virginie Baroux auprès d’une classe de 4ème. Ici, il s’agit d’exercices et jeux d’initiation au théâtre, à la découverte et à l’approche d’un texte qui sera mis en scène avec les élèves: «Dans les murs» de Jean-Gabriel Nordmann.

Augustin Bécard a commencé avec Isabelle Gordien les répétitions du futur spectacle «Fables». Les répétitions sont ouvertes au public.

D’autre part Sébastien Ronse a commencé un travail documentaire photographique sur le lycée, les élèves, les interventions relatives à la résidence, la construction et la mise en service de la nouvelle étable du lycée.

Au cours de la résidence, d’autres spectacles seront présentés, contribuant ainsi à sensibiliser le public au spectacle vivant. L’objectif est que la totalité des jeunes en formation rencontre les artistes, selon des modalités diverses. Ces interventions s’inscrivent dans des parcours pédagogiques cohérents. Au total cent vingt heures de médiation face aux élèves seront réalisées par les membres de la compagnie.

Isabelle Gordien, chanteuse, est intervenue avec les deux classes de BTS première année. Deux séances sont prévues afin de travailler sur la voix, le souffle, les paralangages, la concentration dans des objectifs de TECAD (techniques d’animation et de communication) en vue de maîtriser davantage l’expression orale.

D’autres projets encore …

A la demande d’un professeur de mathématiques un comédien ira faire des maths autrement… dans les classes de 3ème.

Augustin Bécard interviendra dans les deux classes de 2nde GT autour de son spectacle sur les Fables en lien avec le professeur de Littérature.

Les élèves de la classe de terminale scientifique rencontreront les artistes dans le cadre des cours de philosophie sur la thématique de l’Art.

En mars, Isabelle Gordien sera accompagnée d’un pianiste pour proposer aux enseignants un travail autour du souffle, de la voix, du chant…

Le lycée a mis à disposition de SOLENTINAME l’espace culturel Là Voi’art durant toute la durée de la résidence; la compagnie s’y est installée avec son matériel et utilise cet espace pour ses propres besoins. Au premier trimestre, Luc Lémonon y a construit la scénographie de sa nouvelle création, «Marcos et la grande histoire des couleurs». Il a pu engager des discussions informelles sur le théâtre, la création en cours et le spectacle vu par les élèves.

 

Passé, Présent, Avenir, L’EPL de Rethel ■

ZOOM:

effectifs : 250 élèves (sur un total de 360)

période de réalisation : Octobre 2009 à Avril 2010

compagnie et artistes intervenants :

Ensemble FAENZA, direction Marco Horvat.

Jean Michel Hannecart, plasticien

Un artiste de cirque

structure culturelle partenaire:

Espace L.Jouvet, Scène Conventionnée de Rethel.

partenaires :

-Champ’art, Conseil Régional de Champagne Ardenne, DRAC, ALESA, SRFD

contacts:

eladio.cerrajero@educagri.fr

marie-francoise.geoffroy@educagri.fr

manuel.hureaux@educagri.fr

 

Objectifs du projet

•Etablir un contact sensible, approfondi, direct avec notre patrimoine artistique et musical

•Replacer les productions et les démarches artistiques dans le cadre d’une réflexion artistique et sociale.

•Participer à une production collective en lien avec les observations et les études réalisées.

Démarche

•Comprendre les enjeux artistiques et sociaux de la transmission d’un patrimoine culturel particulier.

•Connaître des pièces représentatives de ce patrimoine.

•Expérimenter les techniques mises en oeuvre , les confronter aux techniques et expériences plus contemporaines.

Méthode

• Rencontres avec les artistes de la compagnie Faenza et des spécialistes du champ culturel concerné. Ces rencontres seront l’occasion d’échanges avec les élèves afin de faire évoluer les représentations de chacun, mais ce sera également l’occasion d’apports plus théoriques.

• Approche sensible et concrète de la musique profane et du chant baroque : les élèves assisteront à trois spectacles à définir avec les structures culturelles régionales. Un spectacle, « Cabaret Baroque – Bel Air » sera programmé par l’Espace Louis Jouvet à l’amphithéâtre de l’établissement et ouvert à l’ensemble de la communauté éducative. Plusieurs classes participeront au spectacle sous des formes qui leur permettront de s’approprier à la fois les messages et les différents aspects esthétiques.

 

Note d’intention, M.Horvat, directeur artistique de Faenza

Dans un monde qui évolue avec toujours plus de rapidité, ou les techniques, le langage, les modes, la politique, la géographie, les goûts, les idées changent souvent et radicalement, où ce qui a été produit il y a dix, cinq, trois ou deux ans semble déjà dépassé, où les générations successives ne se comprennent en général que fort mal, où la transmission devient difficile voire parfois impossible, comment et surtout pourquoi chercher à connaître et comprendre le passé ?

Des réponses viennent spontanément, plus ou moins stéréotypées et dans l’air du temps :

– connaître le passé nous aide à comprendre le présent. (Ah oui ? mais comment ?)

– l’être humain n’a pas beaucoup changé, malgré les évolutions historiques et technologiques et il est intéressant de « rencontrer » des hommes du passé, en étudiant ce qu’ils nous ont laissé (Très bien, mais n’a-t-on pas autant à apprendre des gens qui vivent aujourd’hui autour de nous, et dont nous n’aurons pas assez de notre vie entière pour apprendre à les connaître ?)

– il est important de retrouver ses racines pour pouvoir s’élancer vers le ciel (Quelle charmante idée… et concrètement, qu’est-ce cela implique ?) etc.

Il nous a paru intéressant d’aborder la question d’un point de vue plus concret, en proposant une rencontre avec des personnes dont la vie professionnelle est construite sur le rapport passé-présent.

Bien des métiers, souvent choisis à la suite d’une rencontre, d’un coup de foudre, d’une révélation, sont marqués par un rapport très puissant entre passé et avenir : notre métier à nous, celui d’interprète de musique ou de théâtre en est un parmi d’autres.

De par la nature du travail d’interprétation nous sommes amenés à tenter de nous mettre dans la peau des lointains ancêtres qui ont écrit ou composé les pièces que nous devons interpréter, si bien que, loin d’être un travail purement théorique, notre rapport au passé s’appuie autant sur le travail de l’intellect que sur l’émotion, l’intuition, la pratique. Bref : la vie.

Faenza entretient avec la musique et la poésie ancienne une relation d’irrespectueux respect. Notre but n’étant jamais de reconstituer les arts du passé pour les servir dans un joli écrin de cristal, mais au contraire de nous approprier les beautés d’autres époques et de les faire nôtres avant de les partager avec le public. Cette démarche nous conduit souvent à des allers-retours entre tradition et modernité qui nous permettent d’instaurer avec le passé une sorte de « dialogue », comme le ferait un ethnologue tentant de communiquer avec des humains en vivant en des zones très éloignées de notre « civilisation ». Nous ne sommes donc pas si mal placés pour explorer et raconter ce qui peut bien nous lier au passé, au point parfois d’y consacrer sa vie, et ce que cette plongée dans des mondes révolus peut apporter à des gens nés au XXe, voire au XXIe siècle, et destinés à évoluer dans un univers toujours plus éloigné de celui de nos ancêtres.

Le projet

• des rencontres: chaque classe rencontrera, pendant 2 heures, une chercheuse, un instrumentiste et un chanteur. Il sera question des choix, des passions et des moments qui ont marqués ces personnes dans leur carrière.

• des ateliers de musique profane: une classe à effectif réduit (1e S) participera ensuite à des ateliers autour de la musique profane (airs de cour, air à boire, airs populaires) du 16e au 17e siècle dans le but de constituer un petit répertoire de 4 à 5 airs qui sera par la suite intégré dans le spectacle «Bel Air – cabaret baroque». Ce travail se fera sur 6 demi-journées, de préférence rapprochées dans le temps, et une journée de répétition générale.

• spectacle: ce groupe participera ensuite à la représentation du spectacle «Bel Air» qui sera donné au lycée Agricole pour l’intégralité des élèves de l’établissement.

• décors/scénographie: en parallèle à ce travail musical, les élèves d’une classe de Bac Professionnel travailleront dans le domaine des arts plastiques pour la construction d’un univers « baroque » : ils construiront, à partir de l’étude de représentations (tableaux, gravures, photos), des éléments de décor inspirés du style baroque.

Il y aura une double approche, de recherche stylistique et d’invention, ce qui permettra notamment la mise au jour de l’utilisation d’éléments baroques dans le design d’aujourd’hui. Un plasticien assurera ce travail avec les élèves.

Les élèves installeront ensuite la scénographie ainsi conçue avec le plasticien et le directeur artistique de Faenza, la veille des répétitions générales.

• Cirque: une troisième classe mènera un travail avec un artiste de cirque. Ils monteront des numéros de cirque qui seront intégrés dans le cabaret baroque. Deux journées de répétition avec les élèves de l’atelier de chant sont prévues avant le spectacle.

• l’agriculture au 17e siècle: ce travail, proche de la spécificité de l’enseignement du lycée, se traduira lors du Cabaret baroque par une dégustation de fruits, légumes et autres friandises baroques…

Au cours du projet, deux sorties au spectacle sont prévues au Grand théâtre de Reims et à l’Espace Louis Jouvet de Rethel.

Intervenants des rencontres individuelles :

Marco Horvat : chant, théorbe

Bruno Helstroffer : théorbe, guitare

Bernard Prunier : luthier

Anne-Madeleine Goulet : chercheuse au CNRS

Intervenants des ateliers musicaux :

Marco Horvat : chant, théorbe

Olga Pitarch : chant

Bruno Helstroffer : théorbe, guitare

Intervenant en arts plastiques :

Jean-Michel Hannecart

les classes:

• Terminale Bac Professionnel CGEA.

• Terminale Bac Professionnel CFA.

• 3ème Agricole.

• 1ère Scientifique.

 

 

Ma maison, c’est moi, L’EPL de l’Aube, lycée agricole C.Blatet et lycée de Crogny ■

 

ZOOM:

•type de résidence: résidence de médiation (ateliers de pratique et atelier du regard avec l’artiste dans des lieux culturels partenaires)

•période: septembre 2009-mars 2010

•public: communauté éducative des deux sites (500 apprenants)

•dispositif: résidence intégrée au PADC

•Partenariats : Champ’art, Conseil Régional de Champagne Ardenne, DRAC Champagne-Ardenne, et DRAAF-SRFD

+ d’infos: christophe.pinel@educagri.fr

 

Le projet

Le projet culturel d’établissement sur le site de l’EPLEFPA de l’Aube pour l’année 2009/2010 se concrétise par une résidence de médiation à trois volets:

– La programmation d’expositions en partenariat avec le FRAC, l’ORCCA (Office Régional Culturel de Champagne-Ardenne) et le CAC Passages

– les ateliers de sensibilisation et l’existence d’ateliers d’expression dans le cadre des activités de l’association des élèves

-la présence d’un artiste résident

La mise à disposition par l’établissement d’un espace de 100 m2 dédié à la présentation d’œuvres plastiques est un signe fort de la volonté locale de soutenir les initiatives en matière d’éducation artistique en favorisant la médiation culturelle et l’animation du territoire de l’EPL de l’Aube.

Modalités du projet

La résidence de l’artiste Jeanne Susplugas se tiendra de septembre 2009 à mars 2010. Le principe retenu est la présence de l’artiste sur les deux sites: St-Pouange et Crogny sur une base de 110 heures. La souplesse est requise pour profiter d’opportunités, et aussi des disponibilités des classes (périodes de stage professionnel à prendre en compte).

Public visé

La population scolaire des deux sites, soit plus de cinq cents apprenants.

Les personnels des établissements soit une centaine de personnes.

Le public extérieur.

La résidence de médiation s’inscrit dans le projet pour l’animation et le développement culturel, PADC, lui-même intégré au projet d’établissement (en cours d’écriture).

Afin de mener à bien ce projet particulier, trois axes sont définis et différentes situations seront mises en œuvre:

•rencontre autour de la pratique.

•l’artiste au sein de la collectivité.

•l’œuvre et son public.

Chacun de ces axes définit des actions sous différentes formes :

• atelier de sensibilisation.

• progression pédagogique ou séquence de cours sur des thématiques.

•rencontre autour d’expositions sur le site ou dans les structures partenaires, (programmation d’expositions en partenariat avec le FRAC, CAC Passages et l’ORCCA).

• rencontres informelles entre l’artiste et les membres de la collectivité au cours de la résidence.

• atelier du regard : sortie dans des lieux culturels partenaires : CAC Passages, FRAC et structures culturelles présentes sur le territoire de l’établissement.

Note d’intention

Ma maison, c’est moi

De la vidéo à la photographie, de l’installation au dessin, mon travail interroge nos addictions et nos aliénations, en oscillant entre séduction et inquiétude. Je réalise régulièrement des espaces pénétrables, des « maisons » qui questionnent le spectateur sur des comportements sociaux et intimes.

On habite un espace comme on habite son corps – la singularité de l’espèce humaine étant bien d’habiter et pas seulement de s’abriter. La maison, et plus précisément le processus d’habiter, est donc le prolongement de notre corps et le lieu de tous nos états. Elle est une part de nous-même à laquelle nous pouvons nous identifier, nous l’appelons d’ailleurs « notre intérieur ». Le langage courant est révélateur de cette identification – face à un danger imminent il y a « péril en la demeure » ; dans la confusion on ne sait plus « où on habite »… Les limites du corps se confondent alors avec les limites spatiales du logement.

Cette maison, sensée nous protéger, bascule parfois vers un lieu d’aliénation quotidienne avec les difficultés de gestion (rangement, entretien…), le théâtre de violences familiales, de peurs et de fantasmes. Un espace de grande solitude, d’agoraphobie ou de claustrophobie…

Travailler sur des « modules/maisons » avec les élèves serait d’une part le support à des questionnements sur nos propres comportements (maison miroir du moi), nos obsessions, nos rituels, notre rapport au corps… D’autre part, ils se transformeraient en petits « théâtres » dans lesquels chacun pourrait s’exprimer dans un langage choisi (musique, théâtre, lecture, discussion…).

Jeanne Susplugas , 14 mai 2009

 

 

Light House, Jeanne Susplugas

 

Exposition «La poésie de l’espace» du 4 février au 6 mars 2010

lycée C.Baltet

 

 

 

Résidence de médiation en 5 actes, L’EPL de Fayl-Billot en Haute-Marne ■

 

ZOOM

type de résidence: résidence de médiation

durée: 3 ans

objectifs:

– contribuer à installer une présence artistique durable sur le territoire de l’EPL au bénéfice des habitants et du public scolaire (école, collèges..)

– envisager un projet culturel global du territoire avec l’EPL comme centre névralgique

public: tous les apprenants sensibilisés (183) + les adultes enseignants et ATOSS

public privilégié: classe pilote de seconde avec la création d’une pièce de D.Lachaud en 2011

travail croisé: théâtre /vidéo/arts numériques

avec le soutien de: réseau Champ’art, Drac, DRAAF-SRFD et Conseil régional de Champagne-Ardenne

contacts: hugues.beranger@educagri.fr

daphnee.labarrere@educagri.fr

plus d’infos:

http://www.laurentpernot.net/

http://www.compagnie-en-attendant.fr

Fort de quatre années d’analyse sur l’approche culturelle offerte aux élèves du LPA, que ce soit par des visites de musée, des conférences ou des projections de l’ORCCA dans le cadre des lycéens au cinéma, il en demeure toujours un sentiment de frustration.

Certes nous mettons tout en œuvre en fonction de nos compétences et à la mesure de nos moyens pour arriver à sensibiliser, à toucher nos élèves.

Mais arrive-t-on réellement à briser cette glace qui sépare tant nos élèves de toutes formes de culture. Combien d’entre eux, au bout d’une année de saison de cinéma, iront seul voir des films d’auteur ?

C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous nous tournons vers une résidence de médiation au sein du lycée. Cette solution, nous paraît évidente afin de désacraliser la Culture, en offrant à nos lycéens un autre regard, voir une familiarisation par la médiation et la pratique théâtrale.

C’est toute cette dynamique qui a guidé l’élaboration de ce projet, souhaité sur trois années scolaires.

L’objectif étant à terme l’implantation d’une compagnie sur le territoire de Fayl-Billot et la valorisation de la création artistique de spectacles jeunes publics. Créations que l’on souhaite dans l’avenir proposer aux autres établissements scolaires ( école primaire et collèges des Trois Provinces) sous la forme d’un projet culturel globalisé faisant du LPA de Fayl-Billot le cœur névralgique de la création artistique complétant ainsi l’empreinte locale déjà forte du lycée.

Cette démarche développe plusieurs aspects :

• Sensibiliser les élèves au processus de création théâtrale autour du travail de la compagnie «En attendant»

• Créer un espace de rencontres au sein d’établissements scolaires entre ceux qui le fréquentent et des artistes

• Sensibiliser les élèves à l’écriture théâtrale contemporaine

• Interroger la place de l’artiste dans la société

• Etudier le passage du texte au personnage, et la place du comédien

• Le portrait / l’autoportrait

• Les arts numériques

déroulement de la résidence 2009/2010, 5 médiations:

MEDIATION 1

Cette première année de résidence débutera par une formation d’1/2 journée à destination des enseignants et des membres ATOSS volontaires.. Moment de partage en commun. Qui est qui ? Se connaître, s’appréhender, se rencontrer.

Plusieurs temps de rencontres sont proposés autour de l’univers de la compagnie afin d’instaurer une complicité et un espace de compréhension commune.

JPh.Naas, comédien, metteur en scène, rencontrera ensuite pendant 1h toutes les classes du lycée (soit 11 h de face à face élèves). Cette première rencontre, sous forme d’atelier, permettra de travailler autour d’une scène du texte «Moi et ma bouche» de Denis Lachaud, dernière création de la compagnie.

Plusieurs thématiques seront abordées au cours de cette rencontre : les spécificités de l’écriture théâtrale, l’adaptation d’un texte, le passage de l’écriture à la mise en scène, à la mise en mouvement du corps dans l’espace de jeu, mais aussi les différents aspects du spectacle vivant et des métiers qui s’y rattachent… (scénographie, costumes, lumières, bande-son..)

MEDIATION 2

Des élèves volontaires ainsi qu’une classe de seconde désignée comme pilote du projet sur trois ans, se rendront à Dijon, dans le cadre d’une sortie ALESA, pour assister à une représentation de «Moi et ma bouche», programmée par l’Association Bourguignonne Culturelle de Dijon.

MEDIATION 3

1°) Une deuxième séance de sensibilisation (4 h) aura lieu avec la classe pilote, pour enclencher avec eux un travail qui se poursuivra l’année suivante (2010/2011) autour du portrait et de l’autoportrait à travers l’utilisation de différents outils numériques.

2°) Avec sa dernière création, la compagnie a entamé un travail autour de la vidéo et des arts numériques avec Laurent Pernot.

Aussi au cours d’une soirée, L.Pernot présentera à l’ensemble des élèves son travail sous forme de conférence/débat à l’amphithéâtre.

Et afin de prolonger le temps de présence de la compagnie hors période de résidence, une œuvre de ce dernier sera installée au cœur de l’établissement, laissant ainsi une trace du travail amorcé par la compagnie dans le lycée. Cette dernière restera jusqu’à la journée de rencontre parents / professeurs.

MEDIATION 4

Pour débuter cette semaine de résidence la compagnie présentera une petite forme théâtrale «J’ai aimé». Par groupe de 2 classes d’âge et de filière différentes, les élèves ainsi que les membres du lycée assisteront à cette pièce qui ouvrira ensuite sur une discussion avec le metteur en scène et les acteurs.

Il s’agira pour l’équipe de En attendant… de nourrir le travail commencé en amont par des interventions théâtrales et plastiques durant toute une semaine. Perturbations du rythme scolaire par des interventions régulières de la compagnie, ateliers artistiques autour des arts numériques, répétitions ouvertes aux élèves…

Chaque classe participera à un atelier théâtral de 2 h sur le thème de l’amour naissant garçon/fille.

La classe-pilote de seconde approfondira pendant 6h d’ateliers la réflexion sur le portrait/l’autoportrait, s’articulant autour des notions de réel/plastique/virtuel/numérique; avec comme point de fuite la création du spectacle «Les grands plateaux» de Denis Lachaud en 2011.

MEDIATION 5

Pendant deux jours de présence, Jean-Philippe Naas participera à des séances de rappel que ce soit avec les membres du personnel, acteurs volontaires du projet, et les élèves sur le travail déjà réalisé ou en cours et préparera la rentrée suivante.

La compagnie En attendant…

Depuis ses débuts en 2001, la compagnie «En attendant…» ambitionne de créer un théâtre qui sollicite l’imaginaire du spectateur. Le moyen choisi est de limiter l’information, d’adopter à tous les niveaux, une attitude minimaliste. Quelques gestes essentiels, quelques notes et respirations choisies, le plateau est presque nu. Silence et lenteur permettent à chaque spectateur de se poser des questions, trouver ses réponses et de se raconter sa propre histoire.

Les spectacles se suivent et se répondent. Ils progressent par ricochets. Et derrière l’apparente diversité des formes, le corps, la construction de soi et la place de l’autre dans cette construction constituent la colonne vertébrale du travail de la compagnie.

Etiqueter “jeune public��? la compagnie pourrait paraître une évidence. Huit créations pour le jeune public, des ateliers en milieu scolaire, une reconnaissance par les scènes labellisées, jusqu’à Montréal. Le travail de Jean-Philippe Naas témoigne de son intérêt pour les jeunes spectateurs. Mais il refuse de se laisser enfermer. Il a monté notamment «Derniers remords avant l’oubli» et «L’apprentissage» de Jean-Luc Lagarce et «Le dire troublé des choses» de Patrick Lerch. Un travail complémentaire. Ses spectacles pour enfants sont nourris de l’univers des adultes et son travail en direction du jeune public influence sa façon de faire du théâtre pour adultes, particulièrement la nécessaire prise en compte du spectateur.

En quête de “son théâtre��?, il explore des univers artistiques différents : jeu d’acteurs sur des textes littéraires – Alberto Moravia pour «ANI-maux», travail sur les ombres, avec des marionnettes, danse.

Laurent Pernot – vidéaste

Après une maîtrise de photographie et multimédia à l’université de Paris VIII, Laurent Pernot est admis au Fresnoy studio national des arts contemporains à Tourcoing.

Depuis sa sortie de l’école en 2004, il enchaîne les résidences (Allemagne, Italie, Canada, Japon…) et les expositions. Son travail actuel est basé sur la représentation de l’être humain, en ceci qu’il expose une fragilité, laquelle suppose à la fois le caractère tragique et merveilleux de la vie. Par ailleurs, en exploitant le caractère illusoire des images, il essaie d’éveiller l’attention sur les interactions extraordinaires de l’homme, de son histoire, et de son environnement naturel, afin de rétablir un sentiment de fascination pour la vie ; un réenchantement. Sa démarche repose ainsi sur l’exploration des ambiguïtés profondes de l’existence, par une approche sensible, et recentre l’attention sur une question essentielle : Qu’est-ce que la vie ?

L’univers de Laurent Pernot est peuplé de présences intermittentes, de corps que l’on ne peut saisir puisqu’ils ne sont que des particules de lumière. La projection (vidéo ou diapositives) les rend visibles, faisant alors de nous les témoins émerveillés de leur apparition. Mais à peine sommes-nous touchés par leur présence qu’ils disparaissent à nouveau, rendus à l’obscurité. Ils laissent parfois leur place à d’autres qui, à leur tour, nous interpellent puis disparaissent. Comme le dit Laurent Pernot, “ils clignotent entre la vie et la mort��?.

Les pièces travaillées durant la résidence

«Moi et ma bouche» Denis Lachaud – Actes Sud

commande de France Culture.

Mise en scène > Jean-Philippe Naas

Pourquoi je pleure quand je suis triste ?

Pourquoi je ris quand je suis heureuse ?

Et quand je pleure de rire ?

Et pourquoi… ? …

Sur une bande scénique étroite, évoluent trois comédiens. Une comédienne joue le rôle de “Moi��? et deux comédiens interprètent le cerveau, les yeux, la bouche, les oreilles…Mais aussi Madonna, Océane, le père, la mère… Jubilation du jeu théâtral où tous les rôles sont permis. Un écran ferme le fond de scène, sorte de voile qui sépare Pauline du monde, et qui laisse le champ aux circonvolutions de “Moi��?. Le monde est filtré, ne lui reviennent que des bribes. La chambre d’hôpital est hors-champ et l’extérieur n’est évoqué que par quelques sons et de la musique.

«J’ai aimé» d’après  « On ne badine pas avec l’amour » d’A. de Musset, “la Princesse de Clèves��? de Mme de Lafayette et  « Les égarements du cœur et de l’esprit » de Crébillon

mise en scène > Jean-Philippe Naas

Lors d’une séance de travail avec des lycéens, deux garçons se sont retrouvés avec les dialogues de Perdican et Camille (On ne badine pas avec l’amour). Tout d’un coup, on échappait à la traditionnelle répartition des rôles entre l’homme et la femme. Le texte résonnait/raisonnait avec une force considérable.

Deux comédiens. Deux garçons pour parler d’amour.