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#06 Théâtre

revue6

E d i t o r i a I

Parce que nous vivons dans un monde de ruptures, l’éducation socioculturelle doit mettre en œuvre une pédagogie de rupture avec l’évidence : nous avons devant nous un système de représentations qui fonctionne à l’évidence, alors que rien n’est évident, qu’on ne peut avoir sur les choses que des visions partielles.
Dans notre système d’enseignement, l’existence de l’éducation socioculturelle permet de susciter des synergies fortes entre la formation et l’animation, grâce à la double responsabilité qui lui est confiée: non seulement c’est dans le cadre des cours et des. programmes que les professeurs d’éducation socioculturelle assurent cette indispensable ouverture, mais ils ne peuvent la traduire véritablement en terme d’action qu’à condition de tisser avec le milieu des liens durables, dans le cadre de leur mission d’animation.
Sans cette indispensable articulation entre formation et actions d’animation, c’est la dérive disciplinaire qui guette l’éducation socioculturelle: dérive parfois constatée ici ou là, qu’elle soit imposée au nom de contraintes de gestion, ou revendiquée au prétexte de la transmission de savoirs disciplinaires.
Champs Culturels montre la richesse et la qualité des actions que les établissements sont capables de susciter, quand les acteurs se sentent à la fois porteurs d’une mission spécifique, et portés par un système qui les encourage. C’est pourquoi il me paraît nécessaire de poursuivre et de renforcer les missions de développement, d’animation et de coopération internationale, compte tenu de leur nature irremplaçable au sein de l’enseignement agricole.
Parties intégrantes de la pédagogie, elles lui confèrent une dynamique et une efficacité particulières, dans la mesure où elles donnent aux élèves et stagiaires un rôle actif, où elles stimulent leur curiosité, où elles les ouvrent tant à leur propre milieu qu’à d’autres cultures. Facteurs de modernité, elles contribuent largement à faire de l’enseignement agricole un enseignement original et de qualité.
Dans ce dispositif, il est souhaitable que l’éducation socioculturelle incarne l’exigence du développement culturel, qu’elle ait la responsabilité de la faire partager le plus largement possible, de la mettre en œuvre en cohérence avec l’ensemble des autres composantes du système d’enseignement.
L’enjeu est d’importance, dans un ministère comme le nôtre, car on ne peut concevoir de développement des territoires sans développement culturel.
Dans un projet de développement, alors même qu’il est souvent difficile de se mobiliser sans s’enfermer, l’apport principal de l’action culturelle réside dans la mise en perspective, dans l’éducation du regard, dans la valorisation du sensible, dans les échanges culturels et esthétiques. Si la vie en société a pour objectif de vivre bien, le développement culturel retrouve ses fonctions de mise en valeur, c’est-à-dire de mise en scène d’un espace local plus respectueux, plus beau, plus cultivé, plus ouvert sur d’autres cultures, plus citoyen.
Dans ce numéro de Champs Culturels consacré en grande partie à l’action théâtrale, on vérifiera une fois encore la qualité des démarches entreprises dans nos établissements, nourries du dialogue avec les artistes, soutenues par le partenariat avec les DRAC et les acteurs associatifs.

  • Bertrand Hervieu, Conseiller au cabinet du Ministre de l’Agriculture et de la Pêche

Questions de théâtre

 

ACTIONS… PASSIONS… LES ÉCHOS DU TERRAIN

  • Le CNC (R. Durant)
  • L’impasse du beau (M-A. Guichot)
  • Écran-jeune (J-L. Dabadie)
  • Prix Olivier de Serres
  • Art contemporain au Valentin (D.Menu et J-PMeiser) Jardins-théâtre (J-L. Sonntag)
  • Le stagiaire, l’écossais et son âne (T.Quesada-J.Burq)
  • Terre d’Europe (D. Lachaud, J-P.Faucher)
  • Volgograd suite (M. Alibert)
  • Coopération agriculturelle (C. Tauty)
  • Citoyenneté et projet théâtral (N. Brousse-Mestre)
  • Patrimoine, audio-visuel, stages, livres…

CHAMPS DE RÉFLEXION

TRIBUNE LIBRE

L’éducation socioculturelle au bois dormant ? (J.Besançon)