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ESC : quel métier !

esc quel metier

Conditions d’exercice

1. Mise en œuvre du dispositif ESC

L’inspection d’ESC a produit un certain nombre de textes qui ont analysé les pratiques de l’ESC et fait des préconisations quant au fonctionnement du dispositif : c’est le cas sur la question de l’animation dans les rapports d’inspection de 1990, 1992 ou 2000 (ce dernier étant précieux puisqu’il pointe les activités, leurs dérives et propose un cadre pour l’animation) ou de la question de la mise en œuvre des référentiels en 2002. Un autre rapport, émanant de l’inspection pédagogique, concerne plus généralement la pluridisciplinarité, et donc l’ESC.

Le cadrage des activités des personnels d’ESC est donné dans une circulaire ministérielle de 2006, ayant pour objet le « référentiel professionnel du professeur d’éducation socioculturelle et conditions d’exercice de ses activités ».

Enfin, en avril 2008, l’inspection rend public le rapport présenté au Directeur général, intitulé Éducation socioculturelle : État des lieux des pratiques et impacts. Il s’agissait de disposer non seulement d’un état des lieux des pratiques en ESC mais également de mesurer l’impact de ces activités tant sur les jeunes en formation que sur l’environnement de l’établissement.

 

2. Le tiers-temps : on appelle couramment « tiers-temps » le temps de service des professeurs d’ESC affecté à l’animation de l’établissement. La gestion de ce temps d’animation s’inscrit, comme toutes actions socioculturelles, dans le cadre du PADC, dans le respect de la diversité des objectifs d’animation.

Un texte de l’Inspection d’ESC (25/09/06) donne quelques précisions utiles.

Si les activités et compétences liées à la fonction d’animation des professeurs d’ESC sont particulièrement bien décrites dans la circulaire relative au référentiel professionnel du 21 mars 2006 (pages 7, 8 et 9) celle-ci ne précise pas les conditions d’organisation d’un emploi du temps d’animation. Il est nécessaire, dans le cadre du PADC, de contractualiser les heures d’animation de chaque membre de l’équipe ESC de façon prévisionnelle au début de l’année scolaire et faire régulièrement le point avec la direction de l’EPL (dernier alinéa de la page 7 du référentiel, et page 8 : « mise en œuvre de ce projet est déclinée annuellement dans un document écrit, présenté au Conseil intérieur » ) C’est alors que les enseignants proposent un partage des tâches en fonction de leur intérêt pour des activités particulières et leurs compétences, dans le cadre du projet d’établissement, sachant que l’ensemble des activités d’animation énumérées dans le référentiel doivent être toutes prises en compte et qu’elles ne sont pas toutes axées sur l’animation des « activités volontaires » dans l’établissement (activités d’ateliers, de loisirs, de gestion associative) puisqu’y figurent des activités liées à l’animation et au développement des territoires ainsi que « les prolongements de certains enseignements avec une classe » L’importance quantitative de ces activités dépend évidemment du nombre de professeurs d’ESC de l’établissement.

La nature des activités : La circulaire précise : « Dans le cadre de leurs activités d’animation, les professeurs d’éducation socioculturelle sont amenés à coordonner et suivre des projets, encadrer des ateliers, aider à organiser et animer la vie associative des lycéens, étudiants, stagiaires et apprentis. Ce travail implique des tâches d’encadrement des élèves, des travaux de gestion et d’organisation, des temps de réunion et de concertation au service de l’animation et du développement culturel. » Sans vouloir être exhaustif, cela doit pouvoir se traduire par des activités liées d’une part à des groupes réduits d’élèves (ateliers d’expression, aide au bureau de l’ALESA pour son animation et sa gestion, accompagnement de projets initiés dans le cadre des référentiels, prolongements de certains enseignements..) et d’autre part à l’ensemble des élèves : activités « grand public » de loisirs éducatifs, de médiation culturelle (ciné-clubs, spectacles dans ou en dehors de l’établissement, visites diverses) de loisirs conviviaux ( journées ou soirées à thème, animation liées à des événements du calendrier..)

Quels espaces horaires ?

Selon les établissements, les heures libérées pour les activités volontaires des élèves peuvent être très différentes tant dans leur nombre que leur place dans la journée ou semaine scolaire. (à ce titre il convient de relire la circulaire « Orientation générales sur la politique globale de la vie scolaire » du 17/12/2002, page 9 relative à l’organisation du temps de la semaine scolaire) S’il n’y a pas obligation en la matière, il est tout à fait souhaitable qu’au moins un membre de l’équipe d’ESC soit présent lors de ces temps libres, parce qu’il est alors impliqué dans une animation particulière avec des groupes restreints ou dans une activité rassemblant une grande partie des élèves, ou qu’il prépare et gère un projet, ou qu’il est à la disposition des élèves qui le sollicitent en matière d’animation. Mais bien sûr ceci ne doit pas être considéré comme une obligation de surveillance des élèves qui sont dans le foyer. Si une soirée (ou plus) est libérée chaque semaine, les professeurs d’ESC devraient organiser évidemment au moins une activité ce soir-là. Le mercredi après-midi, lorsqu’il est libéré, et même si peu d’élèves restent dans l’établissement, errant dans un centre socioculturel désert, ne doit pas être abandonné par les activités culturelles ou de loisirs. La demande existe, parfois mal exprimée par des élèves inoccupés ou par l’intermédiaire de certains parents. Les enseignants d’ESC devraient, là aussi, proposer des activités ciblées en fonction des publics (souvent des élèves des classes de 4ème 3ème, Seconde professionnelle..) Il n’est donc pas inacceptable qu’un chef d’établissement soit exigeant sur une politique d’animation de proximité et demande à son équipe d’ESC d’assurer l’organisation d’activités aux moments des temps libérés pour les élèves. Tout doit être, évidemment, négocié dans le cadre du PADC et partagé entre les différents membres de l’équipe… dans la limite des heures d’animation qui sont données à chacun et dans le respect de la diversité des objectifs d’animation.

3. Parcours de réussite. Comme tous les personnels d’enseignement/formation, les enseignants d’ESC participent à la mise en œuvre des « parcours de réussite » : ensemble des dispositifs centrés sur l’individualisation des parcours, le projet de l’élève dans les trois réformes qui concernent l’enseignement agricole : réforme du lycée, réforme de la voie professionnelle (RVP), réforme du BTSA, avec l’introduction du module M11.
Ces dispositifs visent un même enjeu d’insertion scolaire, sociale et professionnelle pour TOUS les élèves  Parcours de réussite .

4. Missions de l’enseignement agricole :

Extraits du Code Rural – Livre 8 « Enseignement, formation professionnelle et développement agricoles, recherche agronomique »

Article L 811-1

L’enseignement et la formation professionnelle agricoles publics ont pour objet d’assurer, en les associant, une formation générale et une formation technologique et professionnelle dans les métiers de l’agriculture, de la forêt, de l’aquaculture, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles ainsi que dans d’autres métiers concourant au développement de ceux-ci, notamment dans les domaines des services et de l’aménagement de l’espace agricole, rural et forestier, de la gestion de l’eau et de l’environnement. Ils contribuent au développement personnel des élèves, étudiants, apprentis et stagiaires, à l’élévation et à l’adaptation de leurs qualifications et à leur insertion professionnelle et sociale.

Ils remplissent les missions suivantes :

  • Ils assurent une formation générale, technologique et professionnelle initiale et continue ;
  • Ils participent à l’animation et au développement des territoires ;
  • Ils contribuent à l’insertion scolaire, sociale et professionnelle des jeunes et à l’insertion sociale et professionnelle des adultes ;
  • Ils contribuent aux activités de développement, d’expérimentation et de recherche appliquée ;
  • Ils participent à des actions de coopération internationale, notamment en favorisant les échanges et l’accueil d’élèves, apprentis, étudiants, stagiaires et enseignants.

L’enseignement et la formation professionnelle agricoles publics sont organisés dans le cadre de l’éducation permanente, selon les voies de la formation initiale et de la formation continue. Ils constituent une composante du service public d’éducation et de formation. Ils relèvent du ministre de l’agriculture. Ils sont dispensés dans le respect des principes de laïcité, de liberté de conscience et d’égal accès de tous au service public.

Loi nº 99-574 du 9 juillet 1999 art. 121 Journal Officiel du 10 juillet 1999, Loi nº 2005-157 du 23 février 2005 art. 205, art. 211 Journal Officiel du 24 février 2005

Outre la première mission, l’ESC est plus particulièrement présente dans la mission d’animation et de développement des territoires, qu’elle décline dans l’ensemble des champs culturels. Le réseau ADC est l’outil national d’animation de la mission, et, en région, les réseaux culturels régionaux coordonnent l’action des établissements, en lien avec les partenaires.


Annuaires

Annuaire des professeurs d’ESC en région  (il peut comporter des erreurs d’actualisation).

  • →Répertoire des professeurs d’ESC 2013-14 (en cours)

Annuaire des établissements agricoles publics :

Établissements agricoles